Désaccord

.
.
Una parsona hà pulitu i chjassa
i lamaghji.
Una parsona ch'ùn hà dittu nudda, brusgendu quinci è culandi
i vechji bartachji.
Vadagna u debbiu, và
à apponasi à i lìmita, dui o trè petri lampati. Nimu
faci gestu. Ma lachi fà u silenziu 'n a to carri.
U tempu. Ch'iddu s'aghjustessi à i panni, pricisamenti, a so vicinanza tèpida.
.
Si figurighja u disaccordiu, cussì.
.
Guasgi una strinta.
.
Una parintìa.
.
.
. .
.
.
Quelqu’un a nettoyé les champs de ronces.
Sans rien dire, brulant des vieilles choses, ci et là.
Les parcelles noircies gagnent, rejoignent la limite des quelques pierres jetées. Personne
ne salue.
Tu laisses faire le silence de la peau, le temps,
qu'il s'ajuste au tissu, précisément, sa chaleur proche.
.
Le désaccord se donne
un visage, oui
presque une étreinte,
une parenté.
.
.
.
.
Stefanu Cesari©
.
.
.

3 commentaires:

Aralf a dit…

Superbe !
Tu laisses faire le silence de la peau
ça fait partie des vers que l'on aimerait tous avoir écrit...
Cordialement
Aralf
http://les-jardins-d-aralf.over-blog.fr/

Stefanu Cesari a dit…

merci d'être passé par ici. la porte est toujours ouverte...

félicitations pour votre blog, un travail de patience chaleureuse

amicalement

SC

Anonyme a dit…

ce poème marque et ne s'oublie pas ; merci

mf